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Alerte talents à suivre : Retour sur la Start-Up Battle 2021

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French Tech Limousin sur l‘Homme en Bleu

Cet article est parrainé par la French Tech Limousin. Écosystème unique qui réunit des startups (donc), mais aussi des investisseurs, des décideurs et des créateurs de communautés.

Nouvelle année, nouveau cru de start-up limousines qui ont de grande chance de révolutionner notre quotidien et celles de nos entreprises dans les années à venir.

Dans un soucis de détection et de développement, la French Tech Limousin organise depuis plusieurs années la Start-Up Battle, événement dénicheur de talents et des solutions locales de demain.

Vous pouvez découvrir les lauréats de l’année 2020 comme par exemple le développement du soutien-gorge révolutionnaire de « Mes Lolos », portée par Clémentine Lefaure, Hortense Fauriaux et Céline Moreau, entrepreneuses-étudiantes creusoises.

Focus sur les trois lauréats de la dernière Start-Up Battle 2021 qui s’est déroulée fin d’année dernière.


Lauréat #1 – Ecometrique

Pitch :  Solution innovante de diagnostic de la qualité de l’eau présentée par Matthias Monneron

LHEB : Bonjour Matthias, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Matthias Monneron : Bonjour tout le monde, je suis ingénieur, docteur de l’Université de Limoges en environnement et directeur de la start-up Ecométrique.

LHEB : Quezako qu’Ecométrique ?

Matthias M. : Il s’agit d’une structure qui vise à promouvoir l’utilisation et le développement d’outils de mesure innovants pour le suivi de la qualité des eaux et de la prolifération des micropolluants [NDLR : par exemple les pesticides, les résidus pharmaceutiques, les métaux…]

LHEB : Est-ce que votre solution permet de repérer des bactéries ou les virus ?

Matthias M. : Non, notre technologie repose sur la captation et l’analyse de molécules. Les bactéries et les virus sont eux des organismes beaucoup plus complexes et plus « gros » que les micropolluants.

LHEB : Comment l’idée d’Ecométrique à émerger ?

Matthias M. : L’idée est née il y a un an lorsque je terminais mon post-doctorat au laboratoire E2lim sous la supervision du professeur Gilles Guibaud. Ce laboratoire effectuait des prestations avec ce que l’on appelle des échantillonneurs passifs. Une demande qui ne cessait de croître et nous avons par conséquent pris la décision de transférer cette compétence de prestation à Ecométrique afin que le laboratoire E2lim reste sur sa mission principale de recherche.

Matthias Monneron, co-fondateur d’Ecométrique

LHEB : Votre technologie répond à quel besoin ?

Matthias M. : Elle répond au besoin de représentativité. Notre échantillonneur permet d’analyser jusqu’à 15 jours consécutifs sur un cours d’eau sans avoir besoin de le changer de position ou quelconque maintenance. Aujourd’hui, nos concurrents sont obligés, la plupart du temps, dans ce scénario de dépêcher un technicien qui se doit de changer tous les jours l’échantillonneur s’il souhaite avoir des résultats presque à temps réel. Ce qui de facto dans la réalité, n’est jamais réalisé.

LHEB : Vous entamez actuellement une phase de recherche et développement sur vos capteurs innovants, avez-vous commencé à réfléchir à la commercialisation de votre technologie, avez-vous pu identifier de futurs clients ?

Matthias M. : Nous souhaitons dans un premier temps cibler toutes les institutions publiques qui sont en charge de la gestion de la ressource en eau. Par exemple les agences de l’eau, les gestionnaires de bassins ou encore des agglomérations ou métropoles.
Ensuite, on veut proposer nos services à l’Industrie, un secteur qui est soumis à des normes d’auto-contrôles. Afin de faciliter ce travail, mettre à dispositions des échantillonneurs passifs permettraient aux entreprises du secteur secondaire d’avoir des données plus représentatives de leurs rejets.

LHEB : Vous avez des concurrents ? Quelles sont vos forces ?

Matthias M. : Nous avons des concurrents qui vendent des capteurs similaires, mais très peu d’entreprises propose un service d’analyse clé en main. Notre grande force réside sur une prestation de service globale. On vend l’échantillonneur, on procède à son installation sur le terrain, on analyse et on soumet un rapport d’étude.

LHEB : On se réjouit à Limoges d’avoir de plus en plus de structures qui réussissent dans le domaine de la gestion de la ressource en eau. Par exemple l’entreprise Aquassay qui a pour but de faire économiser et mieux gérer l’eau dans les industries a fait son chemin déjà depuis plusieurs années. Pensez-vous être complémentaires ?

Matthias M. : Il est vrai que nous avons pour socle commun de travailler dans la gestion de la ressource en eau. Nous nous sommes déjà rencontrés quelques fois mais nous ne travaillons pas sur les mêmes missions. Ils travaillent davantage sur l’aspect « quantitatif » de la ressource en eau et nous nous sommes positionnés plus sur l’analyse « qualitative ». Vous avez cependant raison, il est clair que nous pourrions trouver des moyens de croiser nos compétences sur de futurs projets, qui sait ?

LHEB : A quand la commercialisation officielle d’Ecométrique ?

Matthias M. : A l’heure où je vous parle, nous avons finalisé le dépôt de notre dossier de création d’entreprise donc nous sommes aujourd’hui opérationnel afin de proposer le service d’analyse des eaux. Quant à la commercialisation de l’échantillonneur, nous sommes encore en phase de recherche et développement avec un prototype. Nous attendons maintenant d’avoir assez de financement [NDLR : 100 000€] afin de pouvoir lancer la production. Je suis confiant pour que cela se réalise d’ici début 2023.

LHEB : Pour conclure, que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

Matthias M. : *rires* Que l’entreprise fonctionne et que les citoyens se saisissent du problème des micropolluants dans nos sociétés !

Ecométrique
Site Web


Lauréat #2 : YomiPep

Pitch : Technologie visant à stopper le développement du cancer du poumon portée par Camille Granet

LHEB : Bonjour Camille, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Camille Granet : Bonjour à tous, je suis originaire du Limousin et plus précisément Limoges. J’ai passé quelques années de mes études en Angleterre et je suis revenu en terre natale pour finaliser mes études. Je suis aujourd’hui docteur en biologie cellulaire.

LHEB : Quézako YomiPep ?

Camille G. : Il s’agit d’une nouvelle thérapie ciblée et innovante qui a pour objectif de ralentir voir stopper la progression des tumeurs responsables du cancer des poumons.

LHEB : Il s’agit d’une idée qui a mûri pendant vos études ?

Camille G. : En effet, c’est un projet issu de plusieurs années de recherche du laboratoire CAPTUR de l’Université de Limoges pour lequel je travaille dans le cadre de mon doctorat. Un travail de recherche qui a été réalisé en collaboration avec le CHU de Limoges. Nous avons réalisé une découverte majeure sur une protéine particulière qui a un rôle important pour YomiPep.

LHEB : Pourquoi prendre le virage de l’entreprenariat afin de développer cette recherche et commercialiser votre solution ?

Camille G. : Le choix s’est présenté à la fin de ma thèse en mars 2021. Nous avons souvent deux choix qui s’offrent à nous à l’issue du doctorat. Soit on continue dans le monde académique, soit on peut faire un transfert de technologie où l’on peut se lancer dans l’entreprenariat.
Afin d’être sûre que mon projet puisse se développer et agir vite, j’ai fait le choix de structurer un projet d’entreprise afin d’accélérer le processus de recherche dans la meilleure optique possible, notamment pour éviter que ce projet devienne obsolète.

LHEB : Où en êtes-vous aujourd’hui dans le parcours de création de votre entreprise ?

Camille G. : Depuis avril 2021 YomiPep incubé à l’AVRUL qui nous accompagne pour structurer le projet au global. Une structuration scientifique tout d’abord en partenariat avec Alienor transfert (agence de transfert de technologie) qui a financé une partie de notre projet pour augmenter notre preuve de concept au sein du laboratoire.
Une structuration économique ensuite grâce à l’apport de l’écosystème des entreprises présentent à ESTER Technopole où nous sommes hébergés.

Il faudra tout de même être patient, le développement d’un médicament et sa validation peut demander entre 5 à 10 ans.

LHEB : Pour conclure, que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Camille G. : On peut nous souhaiter d’arriver à atteindre nos objectifs thérapeutiques, approcher le plus vite possible de l’apport de notre solution pour les patients du monde entier.

YomiPep
Profil AVRUL


Lauréat #3 – Exostock

Pitch :  Outil d’optimisation pour la logistique développé par Pierre Garcia

LHEB : Bonjour Pierre, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Pierre Garcia : Bonjour à tous, j’ai 25 ans et j’ai grandi à Limoges. Je suis passionné de tennis et ancien joueur depuis que j’ai l’âge de 11 ans. Je suis arrivé en Limousin afin de pouvoir réaliser mon cursus scolaire sportif ici (sport-étude en tennis) et aujourd’hui fondateur de la start-up Exostock depuis 2020.

LHEB : Exostock en quelques mots ?

Pierre G. : C’est une solution d’analyse de données logistique qui va servir de support pour les moyennes et petites entreprises afin de les aider à prendre des décisions optimisées.

LHEB : Pouvez-vous nous en dire plus sur vos cibles ?

Pierre G. : Comme dit précédemment, il s’agit de viser les PME et TPE afin de leur proposer une solution personnalisable et à leur échelle. Il y a de plus en plus de gros mastodontes des CRM qui tentent de proposer des logiciels d’optimisation logistique, mais on constate que ces solutions sont souvent difficile à utiliser ou à adapter à une activité d’une petite ou moyenne entreprise. Je souhaite donc contribuer avec Exostock à l’accessibilité aux outils de gestion logistique.

LHEB : On imagine que votre logiciel va demander un peu de temps aux entrepreneurs pour le prendre en main, comptez-vous accompagner vos clients à l’initialisation de l’outil chez eux ?

Pierre G. : La prise en main du logiciel ne demande pas nécessairement de formation. Cela réside dans le fait qu’Exostock est une solution personnalisable selon les fonctionnements des entreprises. On s’occupera en amont du déploiement du logiciel de le paramétrer en fonction des besoins de chaque clients. Définir ensemble les différents stocks de sécurité, diagnostiquer les capacités des entrepôts, analyser les modes de transports… On procède à des analyses poussées pour que l’utilisation quotidienne soit efficace.

LHEB : Où est-ce que vous en êtes aujourd’hui dans l’élaboration de votre entreprise ?

Pierre G. : Et bien après deux ans de développement et de recherche, on a tout juste déposé les statuts de notre société afin de se lancer officiellement en tant que société. Par ailleurs, je salue également mon frère jumeau avec qui je me lance dans l’aventure !

LHEB : Votre logiciel est-il exportable à l’étranger ?

Pierre G. : Puisque la force d’Exostock réside dans la personnalisation, il est tout à fait possible que des entreprises étrangères puissent en bénéficier. Nous pouvons nous adapter également aux questions de normes étrangères. D’ailleurs, notre premier client est basé aux Etats-Unis [NDLR : Une manufacture de cookies].

LHEB : Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Pierre G. : De garder le même état d’esprit de curiosité et de combativité. Les entrepreneurs sont un peu comme des pompiers, avec de nombreuses urgences à gérer et « feux à éteindre », on s’accroche, et c’est passionnant !

Exostock
Site Web

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Selim
Co-fondateur et responsable partenariats & événements de lhommeenbleu.fr.

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