Curiosité(s)Partenaire

Soutien-gorge révolutionnaire, désherbant écolo’ et modélisation moléculaire : Focus sur les 3 lauréats de la Start Up Battle 2020 !

0

Partenaire

French Tech Limousin sur l‘Homme en Bleu

Cet article est parrainé par la French Tech Limousin. Écosystème unique qui réunit des startups (donc), mais aussi des investisseurs, des décideurs et des créateurs de communautés.

L’Homme en Bleu aime l’innovation. Ce n’est pas la première fois qu’il vous parle d’entrepreneurs de la région et notamment de la Start Up Battle organisée par la French Tech Limousin.

Vous pouvez découvrir les lauréats de l’année 2019 comme par exemple Oualid Daoudi et Mohamed Chekoua de l’entreprise “E-Repro”

Focus sur les trois lauréats de la dernière Start-Up Battle 2020 qui s’est déroulée en décembre dernier à Limoges.


Quézako la Start-up Battle ?

La Start-Up Battle est un rendez-vous porté par le label French Tech. Un événement qui s’adresse aux startups “early stage” ou porteurs de projets innovants qui ont deux minutes pour “pitcher” leurs projets face à un jury de professionnels du numérique.


Lauréates #3 : “Mes lolos”

LHEB : Bonjour Clémentine, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Clémentine L. : Bonjour je suis Clémentine Lefaure, étudiante en Master communication et je suis accompagnée par Hortense Fauriaux et Céline Moreau qui sont mes associées sur le projet “Mes Lolos”.

Nous avons toutes les trois 22 ans et nous sommes originaires de la Creuse.

LHEB : C’est quoi “Mes Lolos” ?

Clémentine L. : Il s’agit d’une marque de lingerie et plus précisément de soutien-gorge innovant à destination des femmes qui ont une asymétrie mammaire.

LHEB : Est-ce que vous allez proposer un produit unique personnalisable ou bien vous comptez créer une large gamme de soutien-gorge ?

Clémentine L. : Nous avons pour objectif de proposer un produit personnalisable afin de s’adapter à chaque morphologies.

Nous comptons breveter notre produit dans les prochaines semaines et finaliser les tests.

LHEB : Comment avez-vous eu l’idée de lancer “Mes Lolos” ?

Clémentine L. : Je pense que comme pour beaucoup de start-up, il s’agit de répondre à une problématique constatée personnellement. L’une de nous a une asymétrie mammaire et rencontre aujourd’hui de grandes difficultés pour trouver un soutien-gorge adapté.

Face à ce constat, nous nous sommes lancées en novembre 2019 grâce à notre participation remarque au hackathon “Le Weekend de Dave” piloté par l’association Le Garage 2067 qui nous a conforté dans l’intérêt de notre idée d’entreprise.

LHEB : Vous êtes à la fois entrepreneuses et étudiantes, est-ce facile de jongler avec “les deux casquettes” ?

Clémentine L. : Cela fait maintenant un an que nous faisons partie du dispositif PEPITE qui nous accompagne dans l’avancement de notre projet.

C’est un réseau qui nous donne l’opportunité de créer des rencontres régulières avec d’autres étudiants-entrepreneurs mais aussi avec des chefs d’entreprises et professionnels qui nous conseillent.

Pour en revenir à la question, il est en effet parfois difficile de lier nos deux vies (estudiantines et entrepreneuriales) surtout depuis la crise sanitaire qui rend la planification de nos activités plus contraignantes, mais on garde un état d’esprit déterminé !

LHEB : Où est-ce que vous en êtes aujourd’hui dans la création de votre entreprise ?

Clémentine L. : Nous en sommes encore au stade de projet, c’est à dire que nous n’avons pas encore acté administrativement la création de notre société. On espère aboutir à la création de notre société pour la fin 2021 !

LHEB : Est-ce que vos soutiens-gorge seront “made in France” ?

Clémentine L. : C’est une chose à laquelle nous pensons ! Mais il est encore top tôt pour affirmer que notre produit sera 100% made in France, nous serons fixées dès que notre prototype sera finalisé.

LHEB : Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?

Clémentine L. : On espère que nos prototypes fonctionneront à la hauteur de nos espérance et que Mes Lolos devienne une référence dans la lingerie alternative.


Mes Lolos
Instagram


Lauréats #2 :“AgroDynaLux”

LHEB : Bonjour Mohamad, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Mohamad I. : Je m’appelle Mohamad Issaoui, 30 ans, Docteur en Science Agrodynamique et Écologique à la faculté de Science de l’Université de Limoges.

photo-aliptic-start-up-battle-agrodynalux-mohamad-issaoui-holm-amara-limoges-lheb-2021
Mohamad Issaoui et Holm Amara

LHEB : Quézako AgroDynalux ?

Mohamad I. : Notre entreprise veut développer et fabriquer de nouveaux désherbants efficaces, sélectifs et écoresponsables.

LHEB : Quand est-ce que l’aventure “Agrodynalux” a commencé ?

Mohamad I. : Je porte le projet Agrodynalux depuis maintenant 1 an avec Holm Amara, Docteur en Science du Végétal à la faculté de Science de l’Université de Limoges. C’est elle qui a suggéré l’idée de commercialiser notre technologie à destination des professionnels et particuliers.

LHEB : Pouvez-vous nous expliquer en quoi votre produit est une alternative prometteuse et crédible face aux herbicides controversés comme le glyphosate ?

Mohamad I. : Notre technologie n’est pas basée uniquement sur la chimie. Agrodynalux s’appuie sur une technologie disruptive qui combine l’action de la lumière et celle d’une nouvelle famille de molécules : suivant un mécanisme déclenché par la lumière, ces molécules sont capables, à faible dose, de tuer sélectivement les mauvaises herbes sans nuire aux plantes d’intérêt économique.

Nous avons validé il y a quelques mois la preuve du concept lors de tests en laboratoire et nous avons constaté que notre désherbant est aussi efficace qu’un phytosanitaire conventionnel, tout en respectant les autres êtres vivants sur la surface testée, ce qui est une révolution dans le monde des désherbants.

LHEB : Quelles sont les prochaines étapes avant la commercialisation de votre produit ?

Mohamad I. : Il y en a encore beaucoup ! Maintenant que nous avons la preuve du concept à échelle de laboratoire, il est maintenant indispensable de tester notre produit sur une surface à taille réelle.

En parallèle nous sommes incubés à l’AVRUL qui nous appuie sur la création administrative de notre société.

Enfin, il faut ensuite breveter notre technologie et avoir les autorisations des organes publiques compétents pour commercialiser notre herbicide.

LHEB : Est-ce que vous avez pensé à des stratégies pour faire face à Bayer-Monsanto, la multinationale leader sur ce marché ?

Mohamed I. : Nous sommes conscients que c’est un défi à relever et c’est pour cela que c’est un projet qui prend du temps à se déployer. La priorité comme dit précédemment est la protection de notre technologie via une série de brevets.

Ensuite, nous souhaitons nous positionner comme une alternative pour les agriculteurs qui n’utilisent pas les phytosanitaires polluants actuels, mais qui seraient intéressés par notre produit, plus respectueux de l’environnement.

LHEB : Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?

Mohamad I. : Le succès ! *rires*.

Et sinon plus globalement, nous souhaiter du courage afin de tenir le cap dans les différentes étapes de mise en marché de notre produit.


Agrodynalux
Facebook
Twitter


Lauréat #1 : “InSilibio”

LHEB : Bonjour Maxime, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Maxime J. : Je m’appelle Maxime Jouaud, Docteur en Neurosciences de l’Université de Limoges depuis 2016. J’ai ensuite travaillé pendant un an dans l’industrie pharmaceutique en tant que directeur R&D avant de me lancer dans la création d’InSilibio.

LHEB : Comment InSilibio a vu le jour ?

Maxime J. : Cette volonté de créer une entreprise a germée dans mon esprit depuis mon entrée dans le privé.

InSilibio est surtout née d’une rencontre. Celle avec le professeur Trouillas qui avait l’envie de transférer sa technologie sur laquelle il travaillait au sein de l’Université de Limoges. Je me suis naturellement proposé de porter le projet entrepreneurial afin de confronter notre technologie au marché.

LHEB : En quoi consiste l’activité d’Insilibio ?

Maxime J. : Nous réalisons pour l’industrie agro-alimentaire, pharmaceutique et cosmétique des modélisations moléculaires, un outil numérique de simulation.

Exemple de modélisation moléculaire

Cette méthode que l’on a développé permet à ces industries de gagner du temps lors des phases de R&D, d’isoler efficacement les molécules qui les intéressent et de tester leurs produits en amont sans passer par la case expérimentation sur des êtres vivants comme les animaux.

LHEB : On imagine qu’une entreprise innovante comme la vôtre doit compter plusieurs collaborateurs ?

Maxime J. : Je travaille en effet avec plusieurs collaborateurs.

Tout d’abord avec le Dr Chantemargue, qui s’occupe du pan technologique de la société. Nous comptons dans notre équipe un Community Manager/graphiste Rémi Villeneuve, alternant qui nous accompagne depuis 2 ans.

Enfin, le mois dernier, nous avons embauché Marvin Martin, doctorant en pharmacie qui travaille sur notre nouveau projet InsiliSkin, qui consiste à élaborer un modèle de peau numérique à destination des bureaux de R&D de l’industrie cosmétique. 

LHEB : Ce travail de modélisation doit demander énormément de ressources technologiques. Travaillez vous avec une intelligence artificielle pour analyser vos données ?

Maxime J. : Contrairement à ce que l’on pourrait croire, notre technologie ne réside pas sur l’analyse de bases de données mais sur des calculs prédictifs qui s’appuient sur les lois de la physique et de la chimie.

Cas concret : nous pouvons décider de travailler sur un environnement type comme une membrane cellulaire que l’on modélise en 3D afin d’isoler une ou des molécules qui peuvent nous intéresser comme des actifs ou bien des protéines et voir comment elle se comporte grâce à nos calculateurs.

LHEB : InSilibio est une entreprise qui a récemment soufflé sa première bougie d’existence. Quelles sont les entreprises pour qui vous avez déjà travaillé ?

Maxime J. : Je ne peux malheureusement pas présenter nos clients car tous nos contrats sont protégés par des clauses de confidentialité nécessaires dans le cadre de notre activité d’analyses de données sensibles.

Je peux cependant vous dire que nous avons collaboré avec une grande majorité de marques de cosmétiques françaises et des laboratoires pharmaceutiques réputés à travers le monde.

LHEB : Continuez-vous de collaborer avec l’Université de Limoges ?

Maxime J. : Nous continuons de travailler avec l’Université de Limoges sur les phases de recherche et développement de notre prochain produit [NDLR : InSiliSkin].

LHEB : Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ?

Maxime J. : Du développement commercial !

Actuellement nous sommes encore dans une phase de développement de notoriété, il ne reste plus qu’à passer à l’étape supérieur afin de gagner des parts de marchés à l’échelle internationale.


InSilibio
Site Web
LinkedIn
Twitter

Selim
Co-fondateur et coordinateur de lhommeenbleu.fr. Explorateur des internets aux oreilles exigeantes sur tout ce qui touche aux musiques actuelles, il aime déambuler au cœur de la cité porcelainière ainsi que dévorer des cheese-naan.

Conversation(s) avec : Monoï

Article précédent

Non Sans Raison : la boutique de porcelaine unique en son genre

Article suivant

Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *