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Conversation(s) avec : Monoï

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Pour adoucir les mœurs, rien de mieux que la musique. L’Homme en Bleu l’a bien compris ! En confinement chez lui, c’est en traînant sur l’internet qu’il découvrit Monoï, avec leur 1er EP « Maillaufargueix », du nom d’un village situé près d’Ambazac.

Ni une, ni deux, il prend son vélo et rejoint Jennifer (clavier/chant), Basile (batterie/chant) et Alexandre (guitare) pour discuter de leur actualité, de leur ressenti et de leur attachement à la région.


Le groupe Monoï – Studio d’enregistrement à Cognac La Forêt © Amélie Pétouin

L’HEB-Pouvez-vous nous dire comment Monoï est né ?

Monoï : On est trois potes, dont un couple et du coup l’affinité passe plutôt pas mal. Musicalement, c’est Alexandre qui a amené les premières idées de riffs. Basile trouvait ça plutôt cool et il s’est proposé à la batterie, sans savoir vraiment en jouer. En bossant un peu, et en proposant à Jennifer de nous accompagner avec un petit clavier basse, on s’est vite capté niveau son et énergie, en mode power trio quoi.

On a choisi d’enregistrer en mode “live”, c’est à dire en une seule prise

-Vous avez sorti un EP en début d’année « Maillaufargueix ». Pouvez-vous nous raconter la conception de celui-ci ? Et le style musical ?

On avait une dizaine de compos avant de rentrer en studio. On a fait un peu de tri pour garder ce qui nous semblait le plus abouti et du coup on a enregistré 4 compos, plutôt orientées psyché stoner, avec des paroles en français. On a enregistré ça au studio La Palette, à Cognac-La-Forêt, avec des gens que l’on connaissait un peu et avec qui on avait envie de bosser.

On a choisi d’enregistrer en mode “live”, c’est à dire en une seule prise pour capter l’énergie du moment sans forcément chercher à faire quelque chose de trop “produit” et hyper propre, en acceptant du coup les éventuelles imperfections.

C’était une chouette expérience et ça s’est tellement bien passé qu’on est parti ensuite avec l’ingé son sur une petite tournée en février dernier.

– Pouvez-vous nous parler de vos influences, de ce qui vous a inspiré pour la conception de cet EP ?

Nos influences sont assez variées. De la musique française aux incontournables Nirvana des années 90′, on a aussi plaisir à écouter des groupes d’aujourd’hui comme Black Rebel Motorcycle Club, Queen of the Stone Age, Black Mountain, Greenleaf, Mars Red Sky, King Gizzard and the Lizard Wizard, The Kills, Bandit Bandit, Voyou, Bagarre, Ouai Stephane et j’en passe !

Des univers différents mais on s’y retrouve quand on passe tout ça avec un bon volume dans nos soirées ! La musique est très présente et on a plaisir à se faire découvrir des groupes. Jennifer nous a fait découvrir par exemple Oh Sees, puis on s’est retrouvés à les voir à plusieurs reprises en live et à chaque fois… c’était dingue !

C’est certainement le mélange de tout ça qui nous a donné l’envie de faire quelque chose d’assez brut, avec de l’énergie et en français. C’est cette ADN qui nous a inspirés pour cet EP.

– D’ailleurs, dans votre artwork, on voit une photo de vous trois perdus dans la pampa limousine. Pouvez-vous nous raconter un peu ce shooting photo ?

Pour les photos de l’artwork, on s’est retrouvés au Mont Gargan dans le 87, d’ailleurs il faisait une chaleur de dingue ce jour-là. Être en hauteur et dominer la campagne limousine, c’est ce qu’on a aimé dans cet endroit ! La végétation commençait à montrer des signes de fatigue, on a trouvé le coin beau avec ce côté aride qui collait bien à notre EP.

D’ailleurs, c’est une amie, Sophie Guy, qui nous a fait la surprise de cette toile que tu peux retrouver sur la pochette de l’album. On a trouvé le mélange de son œuvre et du Mont Gargan vraiment chouette !

Photo de l’artwork – Mont Gargan @Amélie Pétouin

– Malgré la fermeture des lieux et les circonstances actuelles, comment gérez-vous cette crise ?

En fait, on a eu un peu de bol puisque on a pu partir en tournée juste avant le premier confinement, en février, pour défendre la sortie de l’EP. Ça s’est super bien passé, belles rencontres, chouettes lieux, et puis on est parti avec un autre groupe, After End, également membre de l’asso de booking Agama Poitiers avec laquelle on bosse. Bonne ambiance sur la route entre potes !

Depuis, on n’a pas joué… Effectivement c’est un petit peu difficile et frustrant, il manque un petit quelque chose dans la continuité du projet, forcément. Et même, de manière plus générale, le fait qu’on ne puisse plus assister à des concerts et aux spectacles vivants, ça devient presque déprimant, et pas que pour nous je pense !

Après, pour nous, d’un point de vue financier, c’est pas dramatique puisque qu’on est pas intermittents. Mais on pense à tous les potes pour qui c’est le cas et pour qui ça va devenir la grosse merde s’il n’y a pas d’évolution positive dans les semaines à venir…

On est assez proche de Limoges et je crois qu’on aime le côté underground de cette ville

-Avez-vous des projets ? Un nouvel album ? Une date de concert à nous communiquer ?

Actuellement, pour les projets, on bosse sur un nouveau morceau ! On a pour but de l’enregistrer et de sortir un clip : ce sera une première pour nous ! 

Concernant les concerts, la période n’est pas propice mais on a hâte de pouvoir à nouveau jouer sur scène ! Pour les dates rien n’est certain pour le moment mais on ne manquera pas de vous informer via les réseaux.

Concert au Cluricaume à Poitiers © Amélie Pétouin

– Quel est votre rapport au territoire Limousin et à la ville de Limoges en particulier ?

Pour ma part je suis originaire de Bellac, une petite ville du nord du département. Basile a grandi du côté de Breuilaufa, c’est d’ailleurs par l’intermédiaire de ses frangins qu’on s’est connu et Jennifer a débarqué des Deux-Sèvres. Jennifer et Basile se sont rencontrés sur Poitiers, puis récemment ils se sont installés dans le sud du département. Ça nous permet de plus se voir, enfin ça nous permettra et d’enquiller les répètes puis les nouveaux projets !

On est assez proche de Limoges et je crois qu’on aime le côté underground de cette ville. L’ambiance festive, les concerts, les bars, les restos, bref passer du bon temps avec nos potes ! C’est agréable de s’y retrouver !

– Originaire de Poitiers et de Limoges, partagez-nous vos adresses favorites, pour bruncher, danser, chanter ou vivre tout simplement ?

Malheureusement le collectif  Monoï n’a pas eu vraiment l’occasion de bruncher… ! Par contre, on peut te conseiller vivement quelques repères que nous affectionnons tout particulièrement :

->> à Poitiers, il y a Le Cluricaume Caféle Relax Bar, L’envers du Bocal et le Palais de la Bière.

 ->> pour la Creuse, il y a La Lanterne, un bar associatif qui fait aussi épicerie et restaurant qui est vraiment sympa et le Bar de la Poste à Guéret, où le patron se bouge pour faire des concerts et organiser des choses.

->> et enfin sur Limoges avec Le Duc’ Etienne, Le Doggo, Le Ptit Jourdan et aussi l’Irlandais où on peut casser la croûte tranquille !

– Que retrouvons-nous dans le baladeur de Monoï ?

C’est plutôt varié. On aime autant écouter du Véronique Sanson, Yannick Noah, Les Ritas Mitsouko que des artistes anglophones Ty Segall, Oh Sees et Slift.

Evidemment nos potes à découvrir également : Mama’s Gun, UNCUT, Dirty Rodéo, Wallack, After End et Phaon !

Anais
Passionnée de radio et accro à la crème de marron. Toujours un orgasme musical sous le coude à partager avec ses amis. Sans oublier son principal atout : sa voix.

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