Eh pssst... avant que tu lises cet article, l'Homme en Bleu a une nouvelle à t'annoncer : la sortie de sa boutique de l'été !! :) :) :)

eboutique de lété par lhommeenbleu

Merci de ton attention, voici ton article :


Décidément, Limoges est passée au vert récemment. Après le jardin du futur, la locale ou encore « primeurs », LHEB a visité le jardin partagé de l’association « campus à cultiver ». Installés depuis 3 ans sur les campus de Lettres et de Sciences, les bénévoles cultivent toute sorte de plantes en permaculture.

L’objectif ? Apprendre à vivre de la terre mais aussi faire vivre la terre. Une chouette initiative écologique en pleine ville, où LHEB a rencontré Pénélope, membre hyperactive de l’asso et Mégane, service civique qui participe au projet.


Un jardin partagé cultivé en permaculture, c’est quoi ?

Tu vois le glyphosate ? Un jardin partagé cultivé en permaculture, pour faire court, c’est l’inverse. Pour ceux du fond qui n’ont pas suivi l’actualité agro-bio-chimique environnementale de ces derniers mois, c’est plutôt simple.

jardin-partage-faculte-limoges-lettres-sciences-15La permaculture part d’un constat simple : la nature se débrouille très bien toute seule, voire mieux, sans intervention humaine. Du coup, au lieu d’utiliser des produits chimiques, l’idée est de recréer les alliances naturellement présentes dans la nature entre les plantes et avec la faune, les oiseaux, abeilles et autres vers de terre.

Par exemple, mettre de la paille sur le sol pendant l’hiver tue les mauvaises herbes et attire les vers de terre (si, si, c’est bien les vers de terre).

Aussi, planter des tomates à côté des choux éloigne la terrible piéride du chou, un papillon très mignon mais dévastateur. Les œillets d’inde plantés à côté des tomates agissent, eux, comme répulsif contre les fourmis et pucerons. C’est tout bête, et c’est quand même plus sympa d’avoir des œillets et des tomates que des bidons de pesticides.

“Chaque chose qu’on plante n’a pas qu’une fonction, on utilise l’interdépendance des plantes pour que la nature fasse le travail du jardinier”, nous dit Pénélope.

« Campus à cultiver », l’asso qui met le campus au vert.

Cette année sur le jardin de Lettres poussent plein de choses et ça ne ressemble pas vraiment au potager de mémé, avec les lignes de choux et de patates.

jardin-partage-faculte-limoges-lettres-sciences-16Les bénévoles ont installé un jardin « mandala ». Le jardin est circulaire et composé de buttes de terre recouvrant des débris de bois, qui nourrissent la terre et gardent l’humidité et la fraîcheur.

Au menu de saison : persil, mélisse, romarin, poivron, piment, blettes, courgettes, fraisier, framboisier, ail, fèves, choux, patates et de nombreuses plantes qui favorisent un jardin en bonne santé.

jardin-partage-faculte-limoges-lettres-sciences-8jardin-partage-faculte-limoges-lettres-sciences-7jardin-partage-faculte-limoges-lettres-sciences-9Il existe même un hôtel à insectes pour attirer (oui, attirer) les insectes à venir sur le jardin et favoriser la biodiversité.

jardin-partage-faculte-limoges-lettres-sciences-5En moyenne, la petite dizaine de bénévoles de campus à cultiver interviennent 2 à 3 fois par mois pour maintenir tout ça en bonne forme et planter tout au long de l’année.

Bien soutenus par les institutions locales, comme le CROUS qui prête du terrain, les étudiants ont pu être formé à ce type de culture lors d’un atelier avec une spécialiste et recevoir du matériel.

Depuis, ils mènent à leur tour des activités pédagogiques pour perpétuer leur expérience, désacraliser une activité que peu d’étudiants pratiquent. Une majorité d’entre eux n’avait pas d’expérience du tout dans le jardinage, le jardin a aussi un but pédagogique : apprendre à vivre de la terre et faire vivre la terre.

Des paniers paysans avec un budget étudiant

Pour ceux qui veulent profiter des bienfaits d’une agriculture raisonnée sans passer par la case bêche et râteau, « Campus à cultiver » a mis en place une AMAP.

Celle-ci propose aux étudiants, dont le budget est souvent restreint, des paniers paysans réguliers, négociés avec la ferme de la Tournerie. Dans la même optique que l’asso « campus à cultiver », la ferme de la Tournerie est un collectif de 11 jeunes, issus pour la plupart de l’institut d’agriculture lillois, menant une agriculture raisonnée sur 80 ha de notre cher (ex- ?) Limousin.

Plusieurs dizaines d’étudiants de Lettres, Médecine et de l’ENSA ont déjà été séduits par l’AMAP de la fac de Lettres. Le projet, nous fait part Pénélope, serait d’ouvrir une 2e antenne en hypercentre (à l’UL factory) et proposer ces paniers aux étudiants du campus de Droit et des autres filières du cœur de ville.

Dans les autres projets de campus à cultiver, l’installation d’une serre pour les jours de pluies et pouvoir semer en pot. La création d’une mare est aussi envisagée, pour recréer un espace supplémentaire pour les insectes et la faune en général.

Si l’initiative t’intéresse et que tu veux découvrir ou participer, tu peux consulter leur site internet, les contacter directement sur Facebook ou les rejoindre tous les 1ers jeudis du mois au Duc Étienne à 18h30 (plutôt en septembre).


Campus à Cultiver
Retrouvez toutes les actus de l’association Campus à Cultiver sur Facebook, Instagram et sur leur site web.

eboutique de lété par lhommeenbleu

DONNER MON AVIS

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.