Curiosité(s)

TopiTroll #4 : Sélection pop-culture spéciale Noël

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Le Cri du Troll, webzine pop-culture un tantinet geek qui a commencé à mettre ses premiers coups de massue à Limoges vous propose tous les deuxièmes mardis du mois sa sélection culturelle sur l’Homme en Bleu.Retrouvez toutes les informations à leur sujet en fin d’article ;)


When I dream : un jeu de rêve !

En cette période de Noël, vous avez demandé un jeu familial, fun, dynamique et pas trop chiant ? Et bien je vous conseille de vous tourner vers When I Dream, édité par Repos Production et distribué par les ineffables Asmodée.  

Ici, l’un des joueurs incarnera un dormeur, et se cachera donc les yeux avec un cache-yeux (avouez que le nom est pertinent). Les autres recevront une carte qu’ils devront tenir secrète et qui leur indiquera leur rôle. Le but pour le dormeur est d’essayer de deviner les mots situés sur les cartes au centre du plateau. C’est là que le rôle des autres joueurs prend son importance :

– certains seront des fées, et aideront le dormeur à trouver les mots. Chaque mot deviné se change en « rêve ».

– certains seront des croque-mitaines, et feront tout le contraire des fées. Si le dormeur devine mal, le mot se change en cauchemar.

– un seul sera le marchand de sable et devra assurer l’équilibre entre rêves et cauchemars. Il devra aider le dormeur ou le faire se planter, selon qui des fées ou des croquemitaines a l’ascendant.

Chacun de ces personnages n’a droit qu’à UN SEUL mot pour servir son but, ou a la possibilité de passer s’il n’est pas inspiré. On change de carte (et donc de mot) dès que le dormeur s’est prononcé sur ce qu’il pense être le bon mot. A lui donc d’essayer de confondre les croque-mitaines pour ne suivre que les voix mélodieuses des fées… Sans compter le marchand de sable qui fout le bordel ! Quand le sablier est écoulé, ce n’est pas fini : il devra essayer de se souvenir de ses rêves (et donc essayer de se rappeler des mots qu’il pense avoir trouvés)

When I Dream fut un coup de coeur pour les quelques Trolls l’ayant testé. Avec un matériel à la fois mignon et clair, très adapté au thème de l’univers onirique, et un super concept qui ne lasse pas, c’est vraiment un jeu de société « Cri du Troll approved ».

Sachez que vous pouvez tester When I Dream chez l’Antre Jeux à Limoges :)

Pétrocore

« Histoire Universelle de la Connerie »

sous la direction de Jean-François Marmion (Sciences Humaines, 2019)

Depuis l’aube des temps, l’humanité doit faire face à une menace aussi intime qu’existentielle, d’autant plus insaisissable qu’elle est protéiforme et évolutive : la connerie. Il aura fallu attendre 201 961 années pour que le précurseur Georges Brassens en diagnostique, non sans fatalisme, le caractère inexorable et transgénérationnel… Et 58 ans supplémentaires à notre espèce, pour que certains de ses membres les plus éminents se livrent à une analyse diachronique et tout à fait sérieuse de ce fléau, aussi indissociable de notre condition humaine que la mortalité ou l’amour du chiche-kebab.

 L’ouvrage réunit en effet pléthore d’historien(ne)s renommé(es), mais aussi des archéologues, des anthropologues, des psychologues et des philosophes chargés de documenter matériellement les traces de connerie depuis l’apparition d’homo sapiens. D’aspect cocasse, l’entreprise est au demeurant des plus sérieuses, et se base sur les recherches les plus récentes. Des sommités intellectuelles comme l’antiquisant Paul Veyne, le médiéviste Bruno Dumézil ou encore Marc Ferro (spécialiste de la Russie), sont ainsi conviés.

Ce qui n’est pas de trop, tant il est vrai que l’entreprise s’avère titanesque. Réalité complexe, transcendant les âges et les espaces de ce monde, la connerie constitue pourtant une réalité quotidienne, latente en chacun de nous (bien qu’elle soit plus visible chez certains rédacteurs en chef que chez les autres être humains). Aussi, nos auteurs remontent-ils aux eaux primordiales de la connerie, en définissent l’étymologie et en circonscrivent la spécificité.

Homo sapiens est-il le seul animal à présenter le trait biologique de la « connerie » ? Ou serait-ce vil anthropocentrisme que de nier cette prétention à nos camarades à plumes, écailles et fourrure ? La connerie serait-elle un facteur de sélection naturelle entre les espèces et au sein de chacune ? Homo sapiens est-il d’une connerie violente par nature, rejoignant ainsi la pensée du philosophe Hobbes, ou ne serait-ce pas plutôt la culture et la sédentarité qui l’auraient corrompu, comme le pense Rousseau ? La connerie était-elle la même chez les Chinois antiques, les Indiens, les Grecs et les Egyptiens ? Et si l’hérésie la plus sage, la gnose, n’était pas celle-là même qui postulait la création de notre univers non pas par Dieu, mais par l’un de ses jeunes frères un peu con, expliquant de ce fait l’imperfection de notre monde et la connerie qui y triomphe ?

Autant de questions vertigineuses et profondes auquel le livre répond avec un humour et une érudition constants. Un très beau cadeau à mettre entre toutes les mains… pour enfin passer du constat à la résorption de la connerie ?

Fly

Peaky blinders : une série qui s’écoute

“On a gathering storm comes A tall handsome man In a dusty black coat with A red right hand” Si tu reconnais cette phrase et que tu es pris d’une furieuse envie d’allumer une cigarette et de t’envoyer du whisky, alors tu es sûrement un fana de la série Peaky Blinders. Mais si tu sais, la série avec Cillian Murphy, diffusée sur Netflix, qui décrit la montée en puissance d’un gang des bas fonds de Birmingham (les susnommés Peaky Blinders) et de son leader ultra charismatique Tommy Shelby. Toi aussi tu t’y vois déjà, au coin du feu à te resservir un énième verre neat, en allumant ta clope filmé comme dans un clip ? N’attends plus malotru, parce que la BO de la série sort en vinyle. Et laisse moi te dire que la musique de cette série, c’est du bonbon pour tes petites oreilles.

Déjà, quand le générique est chanté par Nick Cave and the Bad Seeds, la merveilleuse chanson Red Right Hand, tu te dis que tu es pas en train d’écouter la bande son de Plus belle la vie. Les artistes qui ont accepté que Steven Knight (le showrunner) passent leurs musiques à l’écran, c’est que des bons : la magique PJ Harvey, Radiohead ou encore Queen of the Stone Age. Du bonbon je te dis ! En plus, tu as dans ce joli objet des livrets avec des dialogues inédits et des images du tournage. Ainsi que quelques inédits directement sur la galette. Disponible dès le 13 décembre chez tout les bon vendeurs de disques, si tu ne sais pas quoi offrir à ton frère, ton mec ou la cousine de ta femme, prends donc ça. Si la personne a des oreilles, elle devrait kiffer.

KamelaMela


Retrouvez les joyeux trublions du Cri du Troll et leurs avis contondants via leur site webFacebookYoutube et leur émission de radio tous les dimanches soir sur Beaub Fm 89.

Selim
Co-fondateur et coordinateur de lhommeenbleu.fr. Explorateur des internets aux oreilles exigeantes sur tout ce qui touche aux musiques actuelles, il aime déambuler au cœur de la cité porcelainière ainsi que dévorer des cheese-naan.

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