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Conversation(s) avec : Beach Bugs

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C’est avec une certaine liberté retrouvée que l’Homme en Bleu arpente de nouveaux les terrasses de cafés et de bars, avec modération toujours, accompagnée de sa bande-son de l’été: la musique de Beach Bugs.

Beach Bugs, c’est un trio composé de Ben, Thibaud et Lucas. L’Homme en Bleu a voulu rencontrer le groupe pop aux allures hawaïennes, qui va nous donner envie de surfer sur les vagues tout l’été.


De gauche à droite : Lucas, Thibaud & Benoît

LHEB: Pouvez-vous nous dire comment Beach Bugs est né ?

Beach Bugs: Comme beaucoup d’autres groupes, sur la terrasse d’un bar par une chaude soirée d’été. Né de la volonté de Thibaud (basse) et Lucas (guitare) de jouer ensemble dans un projet qui symboliserait leur vision commune de la musique simple et efficace. La formule trio s’est imposée et le dénominateur commun s’appelle Ben (batterie).
Car Ben a joué avec Thibaud dans un groupe qui a fait la gloire de la scène limougeaude au-delà des frontières de l’ancien département Haut Viennois : Johnny Gin. Mais Ben a aussi joué avec Lucas dans un autre groupe, lui aussi fer de lance de la scène rock limougeaude à l’échelle départementale : The Sapphics

Voilà donc le trio formé, en 2015 environ … Qui se met à répéter dans les locaux de feu la Fond Pinot, proche de feu La Fourmi. 

– Vous avez sorti “Headache Time” en 2019. Comment se déroule votre processus de composition ? 

C’est assez classique là aussi. Thibaud ou Lucas ont une idée de chant, une partie de guitare, ils l’amènent en répète et on essaye. Aujourd’hui on se sert davantage de Garage Band (notamment Lucas), certes de façon approximative, en faisant des démos qui aident à visualiser les parties de chacun et à les travailler à distance, car nous avons deux limougeauds et un parisien dans ce groupe. Même si on les adapte et qu’on les bouleverse parfois, ça permet d’aller au bout d’une compo et d’avoir une trace. 

– Pouvez-vous nous parler de vos influences musicales ?

Au départ, on cherchait la compo qui allait nous définir. On a longtemps essayé des choses très punk sur des morceaux courts comme pouvaient le faire les Briefs ou les Undertones, nos références de base. Mais ce n’était pas très concluant et l’inspiration est finalement venue d’influences plus calmes, marquant un attrait pour le surf, la reverberation et une certaine idée qu’on pouvait se faire de la décontraction ! C’est le titre “Headache Time” qui nous a mis sur la voie, inspiré de l’univers des Allah Las, et c’est pour ça que notre premier EP s’appelle comme ça. Depuis, on a réussi à mêler d’autres influences plus punk sans perdre de vue la mélodie pop candide d’un refrain chanté à l’unisson. C’est pour ça qu’on aime bien définir notre musique de power pop, on pense aux Nerves ou aux Barracudas. On écoute tous les trois des choses variées et on se retrouve sur beaucoup d’entre elles, les Ramones, les Dogs, Jonathan Richman ou des trucs plus actuels comme Shannon & the Clams ou les Jacuzzi Boys. Que ce soit dans le garage, la soul ou la pop on aime les mélodies naïves, simples et entêtantes. 

“Nous étions heureux de faire un concert malgré les conditions particulières. On retiendra qu’on a pu avoir un temps pour travailler nos morceaux, ce qui est rare en ce moment, tout en profitant du cadre du CCM John Lennon et des compétences de leur équipe de choc.”

Beach Bugs

– Dernièrement, vous avez passé les auditions des Inouïs du Printemps de Bourges 2021 . Comment avez-vous vécu ce moment ?

Nous étions heureux de faire un concert malgré les conditions particulières. On retiendra qu’on a pu avoir un temps pour travailler nos morceaux, ce qui est rare en ce moment, tout en profitant du cadre du CCM John Lennon et des compétences de leur équipe de choc. On salue aussi notre ingénieur du son qui est très important pour nous et pas seulement pour ses compétences techniques et son investissement dans le projet. On lui attribue des fonctions qu’on retrouve généralement chez les éducateurs spécialisés ou notre maman.

– Malgré la fermeture des lieux et les circonstances actuelles, comment gérez-vous cette crise ?

Nous sommes spectateurs et impuissants. Tous les trois, on partage notre temps comme tout le monde, entre le boulot et le dodo, sans pouvoir se permettre d’avoir des perspectives. Mais on arrive à garder le moral, car on s’appelle régulièrement pour faire le point sur d’autres choses ou pour simplement partager notre capacité commune à faire des blagues avec peu. 

-Avez-vous des projets ? Un nouvel album ? Une date de concert à nous communiquer ?

Le premier confinement aura servi à finir des compositions, faire tout un tas de démos pour se les partager. Lorsqu’on a vu le premier déconfinement arriver en mai 2020, on s’est dit qu’on pourrait profiter de l’accalmie pour enregistrer un LP. Ce qu’on a fait en juillet 2020. C’est un album qui va mêler d’anciens morceaux avec des nouveaux qu’on n’a pas pu jouer sur scène. Donc il y a du boulot et la situation nous oblige à nous adapter, à prendre le temps. Ce qui est bénéfique sur d’autres aspects : pour l’instant le mixage avance bien, on ne se précipite pas, on peut réfléchir à notre future communication, à la réalisation de clips … Ça arrive. 

– Quel est votre rapport au territoire Limousin et à la ville de Limoges en particulier ?

Ben et Lucas sont nés à Limoges, et Thibaud est arrivé jeune. C’est ici qu’on a grandi, qu’on s’est rencontré et qu’on a commencé à jouer ensemble. C’est le point central, il y a beaucoup de nos amis, de membres de notre famille ici. On y revient toujours, peu importe le temps qu’on reste éloigné. Comme un boomerang.

“Nous sommes membres de la confrérie méconnue de la Bournée. La journée bourré. En fonction de l’événement à fêter, ou pas, on aime se déplacer et se laisser porter par l’élan collectif, sans trop exagérer non plus.”

– Originaire de Limoges, partagez-nous vos adresses favorites, pour bruncher, danser, chanter ou vivre tout simplement ?

Nous sommes membres de la confrérie méconnue de la Bournée. La journée bourré. En fonction de l’événement à fêter, ou pas, on aime se déplacer et se laisser porter par l’élan collectif, sans trop exagérer non plus. On aurait plus de lieux à vivement déconseiller que l’inverse. Mais nous saluons l’ancienne Fourmi une nouvelle fois, par nostalgie, on salue le Duc Etienne, le Petit Jourdan, le Be Bop … Les lieux qui nous ont fait jouer quoi, et les autres ! 

– Que retrouvons-nous dans le baladeur de Beach Bugs?

En ce moment, on est assez raccord sur des artistes classiques et/ou aux inspirations intemporelles, Thibaud écoute les Troggs et des classiques de la Motown, Ben écoute Nick Waterhouse et Lucas la collaboration entre Maxwell Farrington & le Superhomard qui s’inspirent fortement de Sinatra et Lee Hazlewood.  

Anais
Passionnée de radio et accro à la crème de marron. Toujours un orgasme musical sous le coude à partager avec ses amis. Sans oublier son principal atout : sa voix.

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