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TopiTroll #2 : Retour sur les sorties “coups de cœur” pop-culture de septembre

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    Le Cri du Troll, webzine pop-culture un tantinet geek qui a commencé à mettre ses premiers coups de massue à Limoges vous propose tous les deuxièmes mardis du mois sa sélection culturelle sur l’Homme en Bleu. Retrouvez toutes les informations à leur sujet en fin d’article ;)

    Aujourd’hui, un top-récap’ 3 des découvertes pop culture à “binger-jouer-dévorer” (aucunes mentions à rayer) sorties en septembre dernier !


    [JEUX VIDÉO]Blasphemous : Un sacré Metroidvania un peu trop orthodoxe ?

    Sorti le 10 Septembre 2019 sur toutes les plateformes de jeu (PC ; PS4 ; X1 ; Switch ; N64, ah non pardon), Blasphemous est un “Metroidvania”, comprenez, un jeu où l’on explore en 2D un monde interconnecté, comme dans les séries Metroid et Castlevania qui ont permis de former ce mot valise bien utile. Et depuis quelques années, des Metroidvania, on en voit partout. PARTOUT.
    Alors pourquoi vous recommander en particulier ce blasphématoire jeu ? Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres, hein ? Avant tout, une ambiance.

    Blasphemous vous amène dans un monde de religion et de spiritualité, à tendance chrétienne. Le scénario ne se révèlera que par petites touches, laissant libre cours à votre interprétation, mais quand votre avatar s’appelle le Pénitent, que son épée se prénomme Mea Culpa, et qu’elle charcle les chairs de religieux corrompus, on sait déjà qu’on met les pieds dans le plat de la foi Catholique pour un voyage dérangeant.
    Un voyage glauque, beau, et jouissif.

    Servi par un pixel-art de toute beauté, inspiré dans son design par la foi chrétienne et le folklore hispanique, Blasphemous en met plein la gueule. Du rococo par ci, un chérubin énucléé tenu par un géant d’osier tressé par-là, au niveau artistique, Blasphemous remplit carton plein, y compris avec ses musiques à base de guitares sèches qui rappellent forcément les terres arides de l’Estremadura et de l’Andalusia.

    Ajoutez à ça un gameplay vif et nerveux, une difficulté bien retorse mais point trop, et vous avez un petit bijou de Metroidvania. Un poil classique, peut-être, au point que votre serviteur ne pouvait s’empêcher de penser à un certain Symphony of the Night à plusieurs moments de l’aventure. Mais après tout, niveau comparaison, on fait difficilement plus flatteur. A faire d’urgence pour tous les fans du genre, et pour ceux qui auraient des conflits non-résolus avec le curé du village.

    [SÉRIE] Marianne : quand Origine France rime de nouveau avec excellence

    13 Septembre 2019. Je m’apprête à aller me coucher, comme tous les soirs. Il est 3h du mat’. Et du coup on est le 14 en fait. Mais bref.
    Alors que je m’apprête à fermer Netflix, une réflexion subite me traverse après un énième visionnage d’une bonne série américaine.
    « Diable ! m’espanté-je, pourquoi que c’est-y qu’on fait pas des bonnes séries comme ça nous aut’ les Français ?! ».

    A peine cette phrase prononcée, alors même que mon pouce se situe déjà sur le gros bouton rouge de la télécommande qui m’aurait permis d’aller dormir et rêver à un monde meilleur où Mathieu Kassovitz jouerait le rôle de Benvenuto dans une adaptation Netflix de Gagner la Guerre (oui je rêve grand), à peine cette phrase prononcée disais-je, que là, du coin de l’œil, j’aperçois un truc. Marianne. Série d’horreur. Ça sent la France et la série de genre. Mon nanardomètre s’affole. Par précaution, je me lance à lire quelques critiques en ligne. « C’est caca ! » semblent dire les français en cœur. « On a fait pipi sous nous ! » profèrent les nombreuses critiques étrangères.

    Bien sage était mon moi du passé, puisque c’est bien simple, Marianne fait aujourd’hui partie de mon panthéon des séries françaises. Vous me direz que ledit panthéon n’est pas bien épais, je vous répondrai que c’est pas faux, mais que c’est là une simple expression. Bref.
    Marianne est une excellente série, à la réalisation léchée, qui saura vous terroriser à partir d’un drap qui flotte. Si vous avez aimé les Dossiers Warren par la capacité que ces films avaient à construire une tension constante, préparez-vous pour Marianne, qui, à ce petit jeu-là, est peut-être même au-dessus.

    Ajoutez à cette réalisation et à cette science de la tension, des interprétations brillantes de la part de du Bois, Boujenah et Herbstmeyer, et vous obtenez un moi du passé ravi d’avoir pris le risque de regarder une série de genre française.

    Alors après, certes, on reste dans l’horreur, un genre des plus codifiés, et ne vous attendez pas à ce que le scénario vous retourne la tête : on est sur un déroulement des plus classiques. Mais c’est dans sa réalisation, dans son rythme, que Marianne s’inscrit véritablement comme une série qui compte et qui mérite d’être vue, de préférence dans un noir opaque…  Et si vous avez le cœur bien accroché, bien entendu…

    [BD] Prince of Cats

    Deux familles, égales en noblesse, Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène, Sont entraînées par d’anciennes rancunes à des rixes nouvelles. 

    Ainsi débute la célèbre pièce de William Shakespeare (Willy Shake your booty pour les intimes). Une des histoires d’amour maudit les plus connues. Que n’a déjà été dit ou bien fait autour de cette pièce mythique. On se souvient encore de la version de 1996 avec Di Caprio et Claire Danes dans une version gangsta, bling-bling chemise à fleurs. 

    Aujourd’hui je vous propose de découvrir la version en BD d’un auteur qui mérite qu’on s’attarde sur son travail, je vais donc vous parler de Ron Wimberly. Parce qu’à mon sens, il livre une nouvelle version de ce drame d’une façon maline, inattendue et graphiquement parfaite ! 

    Ron aime les films de gang genre les Warriors, Coney Island, les films de sabres japonais et le hip-hop et pour nous prendre à revers il décide non pas de suivre Roméo (oh Roméo) ! Il préfère s’intéresser à un personnage secondaire du drame de Roméo et Juliette : le prince des Chats, connu aussi sous le nom de Tybalt. On suit les déambulations de celui-ci dans le New York fantasmé de Wimberly, où l’on peut rimer sur deux trois vers, taguer un mur et croiser le fer au coin de la rue. C’est coloré comme un Spike Jonze, nerveux comme un film de chanbara. Procure-toi ce petit bijou avant qu’il ne disparaisse à tout jamais ! 


    Retrouvez les joyeux trublions du Cri du Troll et leurs avis contondants via leur site webFacebookYoutube et leur émission de radio tous les dimanches soir sur Beaub Fm 89.

    Cet article a été rédigé à 4 mains par Narfi et Blorb du Cri du Troll.

    Selim
    Co-fondateur et coordinateur de lhommeenbleu.fr. Explorateur des internets aux oreilles exigeantes sur tout ce qui touche aux musiques actuelles, il aime déambuler au cœur de la cité porcelainière ainsi que dévorer des cheese-naan.

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