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LHEB Immersion : Dans les coulisses de l’Opéra de Limoges

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L’Homme en Bleu vogue depuis déjà un certain nombre de temps sur Limoges et les alentours pour vous dénicher divers bons plans culturels. LHEB vous propose aujourd’hui un angle inédit pour découvrir l’un des sanctuaires de culture le plus éminent de notre ville : L’Opéra de Limoges.

Que se passe-t-il derrière les décors ? A quoi ressemble les coulisses ? Qui sont les “gens de l’ombre” qui travaillent avec passion pour vous assurer la meilleure immersion possible ?
C’est à travers ce reportage long-format, que l’on va répondre à toutes ces questions…


En fin d’article : un jeu-concours exceptionnel pour gagner “un pass d’or”, afin d’accéder à 8 représentations au choix à l’année à l’Opéra !
Programmation complète de l’Opéra ici


L’histoire d’un lieu contemporain

C’est en 1963 que fût inauguré l’Opéra de Limoges par Louis Longequeue [NDLR : Maire de l’époque à Limoges City], remplaçant le Cirque-Théâtre ouvert une quarantaine d’année plus tôt (1919).

C’est seulement en 1955 que l’idée d’un haut lieu de culture naquît dans les têtes des membres du Conseil Municipal, dû à divers constats, mais tous étaient d’accord sur une chose…le Cirque-Théâtre était devenu un lieu archaïque, qui ne répondait plus aux attentes du public Limougeaud en terme de qualité acoustique, de qualité d’accueil et l’envie insatiable de modernisation pour se hisser en haut lieu culturel, comme l’on peut en connaître dans les plus grandes métropoles de France.

Moins de 10 ans plus tard, le Grand-Théâtre (aujourd’hui Opéra de Limoges depuis 2016) accueille ses premières représentations, et a accueilli durant près de soixante ans, d’illustres artistes connus du grand public comme Jacques Brel, Gilbert Bécaud ou encore Claude Nougaro.

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Source : Forum Opéra

Mais bien sûr pléthores de pièces cultissimes comme Lakmé, La Flûte enchantée, Le Barbier de Séville, Tosca, Traviata, Rigoletto, Faust ou encore Carmen.

Aujourd’hui, l’Opéra de Limoges jouit d’une réputation qui n’est plus à discuter, mais entame de nombreux chantiers afin de s’ouvrir aux nouveaux publics, ainsi qu’aux nouveaux usages (numériques en l’occurrence) de notre très cher XXIeme siècle.

Plus fort encore, l’Opéra de Limoges souhaite casser son image “élitiste” tout en gardant son esprit d’excellence, en ouvrant ses portes pour divers événements inédits comme les “Electropéra” ou en accueillant une programmation plus généralistes que l’on peut retrouver dans des scènes nationales…

Paroles des visages qui incarnent l’Opéra de Limoges

Pour les plus curieux d’entre vous, l’histoire de l’Opéra de Limoges n’a presque plus de secret pour vous. Mais connaissez-vous ceux qui œuvrent au quotidien pour le bon fonctionnement de cette institution ?

Découvrez ci-dessous trois visages qui incarnent l’Opéra de Limoges, des personnes aux missions diamétralement différentes, mais qui sont unies par la même envie : proposer le meilleur pour un public de plus en plus exigeant (et il a bien raison !).

Rencontre #1 : Nicolas Faye, administrateur à l’Opéra de Limoges

nicolas-faye-opera-limoges-administrateur-limoges-lheb-limoumouLHEB : Bonjour Nicolas, pouvez-vous m’expliquer votre métier comme si j’étais un enfant de 8 ans ?

Nicolas F. : “Je suis l’administrateur de l’Opéra, et ma principale mission est de faire en sorte que les spectacles programmés par Alain Mercier [NDLR : Directeur artistique de l’Opéra] puissent être mis en oeuvre de la meilleure manière possible.

Concrètement cela se traduit par la recherche des moyens financiers ainsi que la coordination des moyens humains. Sans oublier de s’assurer de la conformité juridique des manifestations, c’est à dire vérifier le respect de la législation sur la conformité des contrats d’intermittents, des droits d’auteurs etc…”

En une phrase, on peut me considérer comme la “cheville ouvrière” de l’Opéra.

LHEB : Vous êtes originaire de Périgueux et pourtant on vous retrouve sur Limoges en 2003 (ndlr : pourquoi pas, hein !). Comment êtes-vous arrivé ici ?

Nicolas F. : J’ai effectivement passé mon baccalauréat à Périgueux, mais j’ai ensuite fait mes études à Bordeaux. Je voulais absolument travailler dans le secteur culturel, et à l’issue de mes études universitaire, il fallait bien chercher du travail !

J’ai répondu en 2003 à une proposition d’emploi en tant que responsable administratif à la BFM de Limoges et j’ai été embauché.

Mais déjà à l’époque, j’étais viscéralement attiré par l’Opéra qui est un milieu prolifique où l’on peut retrouver une diversité de métiers : l’artistiques, les services techniques, le rapport particulier avec le public, la médiation culturelle, la relation avec les orchestres, les chanteurs…

Et puis un jour, j’ai eu l’opportunité grâce à Alain Mercier d’entre dans le grande famille de l’Opéra, que j’ai évidemment tout de suite saisie.

LHEB : Il est de plus en plus difficile aujourd’hui pour les acteurs culturels de récolter des fonds pour pérenniser leurs structures. A quels types de financements avez-vous recours ?

Nicolas F. : Notre chance, c’est que nous avons une ville qui a toujours soutenu l’Opéra à la hauteur de ses ambitions. Nous sommes bien sûr autonomes en terme de programmation, mais la ville est notre principale financeur, et nous n’existerions pas sans elle.

Nous n’avons pas subi de coupes budgétaires même si nous avons participé à l’effort commun dans un contexte économique un peu difficile.

Nous avons également d’autres grands partenaires comme la Région et aussi l’Etat depuis quelques années, qui nous accompagnent dans notre développement.

LHEB : Est-ce que le mécénat est aussi un vecteur économique que l’Opéra exploite ?

Nicolas F. : Depuis 5-6 ans, on a mis en place une politique de mécénat auprès des particuliers et des entreprises. Des soutiens financiers que l’on concentre sur des projets spécifiques comme par exemple l’accessibilité pour les personnes en situations de handicap, des événements à destination des jeunes publics…

On considère le mécénat comme un moyen de compléter les aides publiques et de valoriser des actions alternatives à l’Opéra.

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LHEB : On voit depuis quelques années que de nombreux lieux culturels ont recours au “naming” afin de tisser un partenariat économique fort entre le monde de l’entreprise et le monde de la culture.

Après “Le Crédit Mutuel Printemps de Bourges” ou encore “Bercy Accord Arena”, aura-t’on droit dans les années à venir à “l’Opéra Legrand” par exemple ?

Nicolas F. : Il est vrai que l’on a l’impression que la culture et le financement privé peuvent être incompatible. Je pense au contraire, que le secteur public ou culturel à beaucoup à apprendre des entreprises et inversement.

Cependant je suis intraitable sur un point : Il y a une certaine éthique à respecter afin de filtrer les demandes incongrues des entreprises. Dans notre cas, nous n’avons pas eu à être confronté à ce problème.

LHEB : Vous ne répondez pas vraiment à la question, que pensez-vous à titre personnel du concept de “naming” ?

Nicolas F. : Le “naming” de lieux culturels me paraît peu judicieux. Cependant pour les événements ponctuels (festivals,expositions…), je considère que c’est moins gênant.

LHEB : D’après nous, l’Opéra pâtit encore trop injustement d’une réputation d’élitisme et d’inaccessibilité pour le plus grand nombre.
Est-il concrètement possible d’accorder excellence et spectacles populaires sur une même partition ?

N. Faye : Par nature, l’Opéra est très accessible grâce à la pluralité de sa programmation. On retrouve de la musique, du chant, du théâtre ou encore de la danse… On peut vraiment prendre l’Opéra par plusieurs angles. Ce panel de portes d’entrées est très important et le rend par définition, très populaire d’après moi.

On continue nos efforts pour proposer un répertoire le plus large possible afin de répondre à cet enjeu de désacralisation des structures comme la notre.

LHEB : On constate concrètement cette ouverture d’esprit, notamment avec les récents événements “Electropéra” [NDLR : organisés par la Fédération Hiero et Beaub FM 89] qui conjuguent un lieu d’exception avec une proposition culturelle autour des musiques actuelles.

Est-ce des types d’événements qui permettent à l’Opéra de se rapprocher des fameux “jeunes” ?

N. Faye : Ces événements qui semblent “loin” de l’Opéra ne le sont absolument pas. C’est justement ce que l’on veut prouver en proposant “d’héberger” ces types de créations, et ainsi de proposer cette “porte d’entrée” à l’Opéra de Limoges pour les nouveaux publics.

LHEB : Question plus personnelle, quel représentation de la saison 2017-2018 vous a le plus marqué ?

N. Faye : Sans hésiter je dirai “Butterfly” et pour plusieurs raisons. Tout d’abord car c’est un spectacle qui permet d’avoir une vision renouvelée de l’Opéra, avec une oeuvre du répertoire revisitée, dans une présentation innovante avec de la vidéo, des musiciens sur scène, et une production originale avec les artistes qui étaient en résidence chez nous…

Un projet ambitieux et réussi qui contribue au rayonnement national de l’Opéra de Limoges, puisque ce spectacle a été capté par les équipes de France Télévision. Un succès sur tous les plans.

LHEB : Pour conclure, qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter ?

N. Faye : De garder le cap que l’on a aujourd’hui, de faire en sorte que l’Opéra reste une vitrine de la ville et de garder cette énergie qui lie toutes les équipes qui incarnent notre lieu.

Rencontre #2 : Philippe Marcheras, machiniste à l’Opéra de Limoges

philippe-marcheras-opera-limoges-machiniste-lheb-limoumouLHEB : Bonjour Philippe, pouvez-vous m’expliquer votre métier comme si j’étais un enfant de 8 ans ?

Philippe M. : Je m’occupe de recevoir et d’installer les décors des spectacles. Que ce soit des pièces à monter au sol ou suspendues, on accompagne également les compagnies qui viennent pour leurs répétitions et cela depuis 27 ans.

LHEB : Quel spectacle a été le plus audacieux à mettre en place au cours votre carrière ?

Philippe T. : Butterfly (saison 2017-2018) a été un sacré défi en terme de décors. L’une des pièces principales était un appartement suspendu au dessus des musiciens. Un montage audacieux avec beaucoup de moteurs et câbles d’aciers nécessaires pour le sécuriser.

Ce n’était pas évident à réaliser de prime abord, mais nous sommes fiers du résultat.

LHEB : Comment s’est passé votre entrée à l’Opéra de Limoges ?

Philippe T. : Initialement, j’étais embauché pour répondre à des besoins ponctuels de l’Opéra. Par la suite, j’ai pu progresser grâce aux “anciens” de l’Opéra qui ont parfait ma formation et c’est en partie grâce à eux que je suis un salarié-résident de l’Opéra de Limoges aujourd’hui.

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LHEB : Quels ont été vos ressentis lors de votre première arrivée à l’Opéra de Limoges ?

Philippe T. : On ne s’imagine absolument pas du tout un jour travailler dans un lieu extraordinaire comme ici. J’ai commencé à découvrir l’Opéra quand j’ai commencé à y travailler !

C’est un lieu qui permet d’avoir un travail très varié et enrichissant. De plus, ça m’a permis de découvrir ce qu’était véritablement la programmation de l’Opéra.
Ce que j’apprécie le plus, c’est aussi de travailler avec les chanteurs.

Il y a une relation de complicité et de confiance entre les équipes techniques et les compagnies qui viennent ici, et c’est très appréciable.

LHEB : Vous avez le temps de regarder les œuvres qui sont proposées ?

Philippe T. : De par ma fonction, c’est compliqué de se dégager du temps pour aller voir les spectacles. Par contre, j’ai une place de choix pour découvrir la construction de ces pièces, car nous sommes présents lors des répétitions et des filages.

Un autre regard, depuis les coulisses qui nous donnent un accès privilégié, même si ce n’est pas la place la plus confortable comparé aux spectateurs sur leurs sièges !

LHEB : Pour conclure, que peut-on vous souhaiter ?

Philippe T. : Je pense que l’on peut nous souhaiter de continuer à suivre cette voie d’innovation à l’Opéra de Limoges et maintenir le cap au fil des saisons !


Rencontre #3 : Nacéra Tlemsani, opératrice billetterie à l’Opéra de Limoges

nacera-billetterie-opera-limoges-lheb-limoumouLHEB : Bonjour Nacéra, pouvez-vous m’expliquer votre métier comme si j’étais un enfant de 8 ans ?

Nacéra T. : Depuis 2012, je suis à l’Opéra en tant que responsable et opératrice de billetterie. Ma première mission est d’accueillir les spectateurs, les renseigner sur la programmation en cours et également les conseiller sur les spectacles à voir selon leurs sensibilités. Je travaille également en lien avec le service des Relations publiques et le
service communication.

LHEB : Comment êtes-vous arrivé à l’Opéra de Limoges ?

Nacéra T. : Grâce à un heureux hasard ! Je travaillais à la Ville de Limoges au Centre Culturel Jean Moulin, puis on m’a proposé un remplacement à la billetterie.
Un poste temporaire qui s’est transformé en CDI lors d’un départ en retraite en 2012.

LHEB : Lors de votre arrivé, quelle relation aviez-vous avec l’Opéra de Limoges ?

Nacéra T. : A vrai dire, je ne connaissais pas du tout l’Opéra. Avant d’arriver ici, je n’avais jamais osé rentrer à l’Opéra.
Une barrière que je m’étais mise moi-même construite avec des à priori, notamment concernant la programmation qui ne semblait pas correspondre à mes envies.

Le premier pas est toujours le plus compliqué, mais grâce à mon poste, j’ai appris à mieux connaître l’Opéra de Limoges et je suis ravie aujourd’hui d’avoir découvert cet univers qui me plaît énormément.

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LHEB : Vous l’avez dit, il est difficile de faire le premier pas vers les choses que l’on ne connaît pas.
Quel est votre état d’esprit aujourd’hui vis à vis de la programmation de l’Opéra ?

Nacéra T. : Je pense que le gros point positif lié à mon arrivée à l’Opéra de Limoges, c’est le fait d’être plus curieuse concernant les spectacles proposés.

Il est devenu naturel pour moi aujourd’hui de découvrir des spectacles que je ne connais pas à l’avance, d’aller découvrir des styles de représentations dont j’ignorais la teneur… Mon esprit est plus ouvert culturellement parlant !

LHEB : Question plus personnelle, quel représentation de la saison 2017-2018 vous a le plus marqué ?

Nacéra T. : J’ai un penchant très fort pour la danse moderne et j’ai été très agréablement marqué par le spectacle “Les Forains“.
Ce n’était pas la première fois qu’il venait à Limoges et à chaque fois qu’ils passent, je ne les loupe jamais.

Ce sont mes chouchous ! *rires*

LHEB : Si vous deviez définir l’Opéra avec vos mots, ce serait comment ?

Nacéra T. : Je dirais que l’Opéra de Limoges, c’est avant tout une découverte. Quand on va voir un spectacle, on est souvent surpris entre notre perception du spectacle et le rendu final. Et c’est vraiment rafraîchissant.

LHEB : Nous sommes obligés de vous poser la question mais…vous ne dites pas ça car vous travaillez à l’Opéra ?

Nacéra T. : Absolument pas, c’est très personnel ce que je vous dit. Je dois tout de même concéder que le format “opéra” n’est pas mon style de prédilection, mais je suis toujours curieuse de ce que ça peut donner au niveau des décors, de l’orchestre, des chants…

C’est un cadre de travail extraordinaire qui nous pousse à être curieux.

LHEB : Finalement, que peux-t’on vous souhaiter ?

Nacéra T. : De rester épanouie. De garder cette flamme qui me motive au quotidien, de garder cette envie de travailler grâce à la passion et non pas par contrainte.


Le Concours qui tue !

En jeu : Un pass premium pour une personne avec 8 représentations au choix sur la programmation 2018-2019 de l’Opéra de Limoges. Tirage au sort le mercredi 24 octobre 2018 à 18h00.

 

CONCOURS TERMINÉ


sources “histoire” : http://www.operalimoges.fr/fr/un-peu-dhistoire

Selim
Co-fondateur et coordinateur de LHEB.fr, il aime explorer la cité porcelainière et ses initiatives locales ainsi que dévorer des cheese-naans

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