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TopiTroll #3 : Retour sur les “coups de cœur” pop-culture

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    Le Cri du Troll, webzine pop-culture un tantinet geek qui a commencé à mettre ses premiers coups de massue à Limoges vous propose tous les deuxièmes mardis du mois sa sélection culturelle sur l’Homme en Bleu. Retrouvez toutes les informations à leur sujet en fin d’article ;)


    [Jeu-vidéo] Disco Elysium : le paradis sur compuTerre

    Bon, on ne va pas y aller par quatre chemins et on va annoncer la couleur de suite. Si vous parlez anglais, que vous aimez les jeux vidéo, les RPG papier, ou les bons romans, il vous FAUT jouer à Disco Elysium. Pourquoi ?
    Parce que c’est le meilleur RPG de tous les temps et qu’il est écrit avec une plume belle à vous en toucher l’âme. On est surpris, ému, touché, dégouté, amusé en l’espace de quelques dialogues. On tombe des nues face à des idées de jeu simples mais brillantes, face à ces détails que les personnages ont retenus de nous et nous ressortent 20 heures de jeu plus tard, l’air de rien.


    Faut dire, quand un jeu nous propose d’incarner un super-flic amnésique, alcoolique et drogué, adepte du disco, on sait déjà qu’on met les pieds dans quelque chose qui nous dépasse. Difficile cependant de jauger à quel point Disco Elysium est fabuleux sans y avoir touché. Mais une fois la souris en main, avec ses dialogues qui dansent sous nos yeux, et nos sentiments qui se bousculent, lorsqu’on se décide enfin à aller se coucher après sept heures de jeu sans s’arrêter, on se dit qu’on vient de vivre quelque chose de grand.  


    Parce que oui, Disco Elysium est un grand jeu. Pas un bon jeu, notez, non, mais un grand jeu, du genre qui bouleverse totalement l’industrie pour le meilleur, et plus important encore, la vie de ceux qui y touchent. Pour ça, mais aussi pour la beauté de ses personnages, son humanisme qui transparait à chaque étage, la générosité de sa plume, l’intelligence de son gameplay, pour ces choix qui pèsent tout au long de votre aventure et reviennent parfois vous hanter, pour tout ça et bien plus encore, Disco Elysium mérite bien que vous l’achetiez.

    (Pour les anglophobes, le studio responsable de ce chef-d’œuvre a annoncé il y a peu qu’il travaillait sur une traduction et sur des portages console. Courage, prenez votre mal en patience, ça arrive bientôt !)

    [Cinéma] Joker : le Clown Prince du crime parfait

    Qu’est-ce qui n’a pas déjà été dit sur ce satané film ? La transformation d’Arthur Fleck en Joker a fait couler beaucoup d’encre (y compris chez nous au Cri du Troll), de ceux qui dénoncent un film glorifiant les incels et les tueurs de masse (ce qui m’apparait personnellement comme un contresens absolu), à ceux qui au contraire y voient une critique sociétale virulente et effective (c’est notre cas).

    En tous les cas, Joker est un film à voir. Il nourrit les débats comme peu de films parviennent à le faire, et ce malgré les contresens faits par certains critiques abrutis de suffisance qui enterrent toute discussion par l’extrémisme de leurs positions. Joker c’est aussi l’une des meilleures performances de Joaquin Phoenix, et un moyen de laver l’affront du Joker de Jared Leto. Joker, c’est enfin une nouvelle origin story pour un des personnages les plus importants de notre mythologie moderne super-héroïque.


    C’était LE film à voir en ce mois d’Octobre, au mieux pour ressortir du cinéma des étoiles plein les yeux, au pire pour discuter avec ses amis de ce qu’on n’a pas aimé ou trouvé dérangeant. Un vrai film de cinéma, qui conduit à des discussions animées pendant des jours, c’est assez rare pour être souligné.
    Bref, si vous n’avez pas encore vu Joker, étant donné le succès du film, il y a des chances que quelques séances soient toujours disponibles près de chez vous, et que vous ayez encore l’opportunité de vous lancer dans le visionnage d’un film véritablement marquant. Foncez.

    [Série] Living with Yourself : Avec Paul Rudd et Paul Rudd.

    J’aime bien Paul Rudd. Paul Rudd est beau, futé, drôle, il joue un super-héros, s’est marié pour de faux avec la meilleure des Friends, et pour ne rien gâcher, il est immortel. Du coup, quand une série me propose d’avoir double ration de Paul Rudd, je n’hésite pas longtemps. Disponible sur Netflix depuis le 18 octobre, Living With Yourself permet en effet de voir Paul Rudd interagir avec Paul Rudd tout au long de huit épisodes savoureux.

    Living With Yourself, c’est l’histoire de Miles Elliot (appelons le Paul Rudd), un mec dépressif, qui n’est plus heureux depuis longtemps, que ce soit dans son mariage, ou dans sa vie professionnelle. Saoulé d’être un Paul Rudd naze alors qu’il a tout pour être heureux (le mec est quand même Paul Rudd, je vous le rappelle), Paul Rudd décide d’aller dans un SPA conseillé par un collègue, afin de faire ressortir le meilleur de lui-même et de parvenir à son plein potentiel. En bref, réussir à toucher le bonheur du doigt.

    Seulement voilà, le SPA est en fait une société illégale de clonage qui laisse Paul Rudd pour mort, enterré vivant au fin fond d’une forêt. Et lorsque notre Paul Rudd revient enfin chez lui, c’est pour découvrir qu’un autre Paul Rudd a pris sa place dans le lit conjugal. Ce qui plante la question se trouvant au cœur de cette première saison : qui de Paul Rudd ou de Paul Rudd, pourra vivre la vie de Paul Rudd ?


    La série s’attache à nous montrer le point de vue de chacun des deux Paul Rudd, passant de l’un à l’autre au fil des épisodes, s’attaquant à des thématiques comme l’identité, la recherche du bonheur, et la mâchoire parfaite de Paul Rudd. Un conte philosophique touchant, drôle, rempli de tendresse et qui vaut largement le coup d’œil.
    Sauf si vous n’aimez pas Paul Rudd.

    Retrouvez les joyeux trublions du Cri du Troll et leurs avis contondants via leur site webFacebookYoutube et leur émission de radio tous les dimanches soir sur Beaub Fm 89.

    Cet article a été rédigé par Narfi du Cri du Troll.

    Selim
    Co-fondateur et coordinateur de lhommeenbleu.fr. Explorateur des internets aux oreilles exigeantes sur tout ce qui touche aux musiques actuelles, il aime déambuler au cœur de la cité porcelainière ainsi que dévorer des cheese-naan.

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